Engagez-vous qu’ils disaient…
En ces temps de citoyenneté sinon misérable, du moins miséreuse, l'esprit critique est difficile à trouver et le populisme, en vogue comme jamais. Dans ce contexte de course à la médiocrité, impossible de ne pas apposer sa signature à des causes aussi évidentes que volontairement mal traitées. La preuve par un double exemple :
Nous les prenons sous notre protection :
Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers denfants, de jeunes et leurs familles risquent lexpulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. Sils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.
Signer la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24
Uni(e)s contre une immigration jetable
« Nous refusons le projet de loi CESEDA que prépare le gouvernement sur limmigration!
La nouvelle réforme du Code de lentrée et du séjour des étrangers et du droit dasile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d«intégration» quétait la carte de résident.(…) »
Signer la pétition : http://contreimmigrationjetable.org/article.php3?id_article=7
Rien…
Rien… Chaque jour, c'est ce que mangent 11 millions d'Africains. Une réalité immonde que la presse passe volontiers sous silence. Pas la bonne époque : retour du printemps, les régimes sont plus au goût du jour. L'obésité, le mal du siècle ! Oui mais un mal occidental qui ne se discute pas le ventre vide. La corne de l'Afrique, elle, crève sans petits feux. Et dans l'indifférence quasi-générale. Des tonnes de nourriture produites chaque jour, elle n'en voit pas le menu. Non assitance à personnes en danger ? L'argument ne fait pas le poids. Pas vendre surtout, face au sentiment de déjà-vu, de redite. C'est tous les ans la même chose entend-t-on souvent. Oui mais, toujours des visages différents. Des corps interrogateurs qui n'attendent plus rien, sauf la mort. Le regard perdu de tant d'enfants… Face à ce silence complice, je clame mon droit à l'indignation. Pas de recette miracle, juste une évidente réaction. Comment continuer à se soucier de nos grammes en trop quand se jouent de tels drames ? Comment ne pas sentir l'obsénité de nos "slimfast" dans un monde où 1 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour ? Comment continuer à s'en laver le cerveau devant des émissions débiles ? Comment oser ne pas s'en soucier ? Dire qu'on n'y peut rien ? Comment continuer à parler d'immigration choisie quand il s'agit de survie ? Qui peut encore se dire raciste dès lors qu'il réfléchit ? Je ne demande pas de réponse miracle… Juste un soupçon d'humanité.
Y’avait qu’à demander !
Villepin rêvait d'une bataille pour l'emploi… Il l'a eue. Quant Chirac, toute sa carrière politique a été orientée dans un seul but : devenir le nouveau De Gaulle. Se faire plus grand que lui même. Seul hic, le costume était trop large, les couleurs du temps, trop différentes. Pas les épaules, ni le bon tissu social… Question d'époque et de mode. Retouches de ci et de là à coût de petites mesures n'y auront rien changé. Aucun événement n'aura été à même de lui offrir l'avènement tant souhaité… Même la présence de Le Pen au second tour des présidentielles de 2002. Même sa posture de chef de fil contre la guerre en Irak. Pas faute pourtant d'avoir essayé, petit président qu'on trouverait presque pauvre. A part se faire tailler d'innombrables costards, tenter d'endosser l'uniforme du général ne lui aura donc rien apporté. Chaque jour, le spectre du grand homme semblait même un peu plus s'loigner. Jusqu'au CPE ! Avec la promulgation unilatérale de cette loi injuste, notre Président se rapproche enfin de "son" Général. Le parallèle devient sinon évident, du moins possible. Comme lui, sa fin de mandat s'écrira dans la rue. Il voulait être le nouvel homme fort qui libèrerait la France de ses carcans, il aura réussi à susciter "un nouveau 68" ! Et comme de Gaulle, il partira à un moment où plus personne ne le regrettera. D'ici 2007, Chirac devrait donc voir son voeu enfin exaucé. Comme quoi, il suffit parfois de savoir attendre.
Emoi et Hamas…
La victoire sans appel du Hamas lors des législatives palestiniennes du 25 janvier 2006, n'a pas fini de susciter la polémique. En cause, la volonté affichée par ce mouvement de résistance islamique de rayer Israël de la carte. Formée en 1987, au moment du déclenchement de la 1e Intifada, l'organisation très décriée a cependant gagné l'élection dans les urnes, et non par les armes. Raisons invoquées pour expliquer ce ras-de-marée électoral hautement contesté ? La forte implication sociale de l'organisation, conjuguée à la faillite du processu de paix, à un chômage endémique et à la corruption galopante du parti au pouvoir, le Fatah. D'où une forte volonté de changer la donne au sein de la population palestinienne. Reste espérer pour elle que le pire ne soit pas encore venir !
Européens, pour quoi faire ?
Pour ou contre la constitution ? Depuis que Jacques Chirac a
officialisé la date du 29 mai prochain pour la tenue du referundum sur
l'avenir de l'Europe, la question ne cesse de faire débat. Et ne
quitte plus la une de nos médias. Traversant la société française,
elle la divise aussi. Argument contre argument, article contre
article, chacun y va de son point de vue, se renvoie dos à dos, et la
France n'avance pas. Le doute, si… D'où l'urgence de recentrer le
débat. Pour que, de leurs portes à côtés, nos voisins ne nous
méprisent pas. Car la question posée est simple, finalement. A savoir
: veut-on, oui ou non, qu'à côté du marché unique qu'elle est déjà,
l'Europe se dote d'une branche politique ? Libre à chacun de répondre
non pour préserver l'idée de Nation. Mais hors sujet que de contester
tel ou tel point de ce « wonder traité ». D'urgence, arrêtons donc de
tout mélanger ! D'à loisir, tout compliquer. Agissons comme des
citoyens responsables, non en électeurs capricieux ! Insupportable que
de voir certains situer volontairement le débat sur un niveau qui
n'existe pas pour défendre des intérêts qui ne se disent pas, mais qui
œuvrent tout bas. Plus insupportable encore de voir un non sanction à
notre politique intérieure en constante progression. Il ne s'agit pas
que de nous, mais de 25 pays ! De notre image de marque aussi… Ayons
donc le courage de répondre à cette seule et simple question, de
principe et de fond : oui ou non à une Europe politique, qui,
finalement, sera ce qu'on en fera ? Et cessons donc de pinailler sur
ce qui n'a pas lieu de faire débat. Pour les querelles de clocher, ce
n'est décidément pas le bon endroit… Ni le bon droit !