Considérations du matin…
Tellement dépendante de ceux que j'aime. Et qui vieillissent… Ou partent. Tant essayé de l'oublier. De m'immuniser. Tant et tant que j'ai fini par y croire. Me penser affranchie. A ne plus regarder autour de moi. Ne pas penser. Ne plus m'attacher et même parfios me détacher. Mais non. Besoin des autres. De certains autres. D'eux.
Quand on a la chance de la pouvoir, on pense, enfant, la vie plus belle qu'elle ne l'est. Le monde, sans médiocrité. Par la force de l'imaginaire et de la tendresse, autrement on l'a rêvé. Mais, un jour, il nous faut découvrir le sens du mot compromis. Comprimission aussi. Certains appellent ça grandir. Que le soleil ne brille souvent que par son absence, il nous faut l'accepter aussi. Savoir que non. Ou, plutôt, que si. Pas la choix. Sauf peut-être…
Se contenter des choses simples. D'un sourire échangé. D'un bonjour du fond du coeur. Et tant de choses à occulter. Les couloirs sales, les métros puants et la course contre le temps. Les visages éteints et certains gestes malsains… Mais, parfois, une main tendue. Une belle rencontre. Parfois… Juste assez pour puiser la force de continuer. L'envie d'essayer.